Suite…

Une ambiance plutôt rouge qui aurait pu nous faire croire qu’on était sur Mars…

1E9A0090

Et ma préférée de la soirée où la lune joue avec les nuages qui montent du Sud profond et où le lac de lave se reflète dans les émanations de dioxyde de soufre du volcan. Les deux cratères se distinguent bien. Les morceaux de laves projetés tombaient à quelques mètres dans un bruit particulier.

1E9A0073

Enfin, pour les geeks de la photo, une image du fond de la caldeira qu’on aurait crue prise en plein jour… Depuis son escapade au SAV, ce boîtier me surprend !

1E9A0121

Après un silence de quelques semaines, les activités reprennent.

La nuit dernière j’étais dans l’enclos du Piton de la Fournaise afin d’assister à l’éruption dite du 24 août.

1E9A0055
La pleine lune nous a accompagné toute la soirée et c’était particulièrement pratique à l’aller (il faut compter 1h15 pour arriver sur place).

Sur place, il y avait quelques photographes. Mais pas des masses non plus.

1E9A0040

Matin tranquille sur Praslin.

Le soleil étire progressivement ses rayons. Au noir se succède le gris et face à l’Océan, Silhouette se dessine.

Dans les arbres, sur les fils électriques, c’est l’effervescence. Pléthore de foudis, géopélies et tourterelles malgaches viennent quêter les restes de carris de la veille.

L’espace d’un instant, une silhouette se dessine dans le manguier.

Tourterelle malgache, Nesoenas picturata

Tourterelle malgache, Nesoenas picturata

 

Dernières lueurs d’été sur les remparts de la caldeira du fond de la Rivière de l’Est.

Le soleil est rasant et malgré l’altitude la température encore douce.

Peu d’air finalement et un sentiment d’attente.

Dans quelques minutes le soleil disparaîtra derrière les crêtes.

Le silence et le frais reprendront leurs droits sur ces territoires d’altitude.

Sous le bois de rempart fleurissent des mondes engourdis…

Agauria buxifolia

Agauria buxifolia

 

Les Seychelles et son petit caméléon…

Archaius tigris est un petit caméléon endémique des Seychelles que l’on retrouve sur les 3 principales îles granitiques du fabuleux archipel (Mahé, Praslin et La Digue).

Il est de couleur assez variable et son patron de coloration, de même que sa forme générale est très différente de notre endormi péi.

Ex Calumna, sa taxonomie a évolué en 2010 pour le rattacher au genre Archaius, dont il est la seule espèce.

Une espèce arboricole très sympa qui est malheureusement menacée (comme presque toute la faune et la flore des Seychelles). Cela lui vaut le statut EN (endangered) par l’IUCN.

Archaius tigris

Archaius tigris

 

Sur l’île du Perroquet Noir, les histoires mythiques de l’Océan Indien se murmurent au creux des feuillages.

Trésors de pirates enfouis aux pieds de plutons granitiques ancestraux,

Fantômes discrets des vallées de palmiers aux fruits callypiges,

Soupirs de crocodiles oubliés au détour d’une plage de sable fin,

Hommes blancs et hommes noirs qui ont fini par oublier un peu leurs différents,

Oiseaux disparus, musique de la nature à jamais perdue.

Perroquet noir des Seychelles Coracopsis barklyi

Perroquet noir des Seychelles Coracopsis barklyi

Il y a presqu’un an (le 1er mai 2014), des travaux de génétique ont montré que le Perroquet Noir des Seychelles était une espèce à part entière et différait très fortement des autres Perroquets Noirs que l’on peut retrouver à Madagascar et aux Comores (d’autres espèces de perroquets noirs sont éteintes à la Réunion et à Maurice).

Jusqu’alors il existait 2 espèces de Coracopsis : nigra (Perroquet Noir de Madagascar et des Comores) et vasa (le Perroquet Vasa de Madagascar).

Appartenant initialement à la sous-espèce Coracopsis nigra sibilans des Comores, il a été baptisé C. barlyi. C. praslinii serait plus adapté et ferait honneur à la biodiversité exceptionnelle de ces îles extraordinaires.

Lundi férié pluvieux…

C’est rester à la maison et se replonger dans les images des sorties précédentes.

Souvenir d’une fin d’après-midi aux lumières incroyables dans la région du volcan.

Dans le fouillis de la végétation éricoïde, l’argenté des branles blancs et les verts fluorescents des Benthamia ont donné des couleurs inoubliables à cette fin de journée d’été.

Benthamia nigrescens

Benthamia nigrescens

Alors que le vin peut se définir comme étant une « boisson, généralement alcoolisée, résultant de la fermentation du vin ou du jus de raisin », Calanthe sylvatica peut être défininie comme une « orchidée terrestre indigène de la Réunion aux fleurs de couleurs variables, de la famille des Orchidaceae et à la sous-famille des Epidendroideae qui se retrouve dans toute l’Afrique sub-saharienne et dans quelques îles du SWIO* ».

Calanthe sylvatica  "Rosé"

Calanthe sylvatica « Rosé »

Calanthe rosée, vin rosé

Calanthe en blanc, vin blanc.

Rosé ou blanc, accords de robes

Plutôt rose, tantôt blanche, parfois violette.

Nez rouge ou robe blanche.

Calanthe sylvatica "Blanc"

Calanthe sylvatica « Blanc »

*SWIO : South West Indian Ocean : Sud Ouest de l’Océan Indien

17 mai 2007, dans la forêt de la Leyessa, une glossine Glossina palpalis gambiensis profite de cette fin d’après-midi pour se reposer sous les branches fines du sous-bois. Il est 16h00.

On est au Burkina Faso, quelques années en arrière.

Glossine au repos

Glossine au repos

Avec quelques collègues nous suivions le cours de la rivière asséchée à cette période de l’année pour effectuer des relevés phyto-sociologiques. Relevés qui servent à comprendre une partie de l’écologie de cette mouche tsé-tsé qui transmet un certain nombre de parasites sanguins (trypanosomes) au bétail local.

Il y avait des éléphants à proximité, et chaque mare résiduelle contenait des poissons chats et attirait des quantités impressionnantes d’abeilles et de papillons de toutes les couleurs.

Il y avait des varans aussi, des cobras et on craignait quelques vipères dans les empreintes énormes laissées par les éléphants dans le cours désséché de la Leyessa.

Quelques mois plus tard, en pleine saison des pluies, je suis retourné au même endroit. Sauf qu’il était inaccessible, l’eau recouvrait de plusieurs mètres les sites où nous étions.

Après-midi d’été dans les Hauts de l’île.

La brume monte et enveloppe de sa torpeur blanche toute la forêt.

Le silence est là, brisé par un éventuel cri d’oiseau.

Quelques sons montent de la vallée abandonnée, perçant la ouate.

Dans un bruissement d’aile, un papangue survole les crêtes.

Rien ne bouge ou presque.

L’humidité se répand. La mousse se gorge, les troncs goutent.

Les orchidées en profitent.

Jumellea rossi

Jumellea rossi